EXTRAIT DE L’ARPENTAGE DE LA PAROISSE DE VOLLORE.

« Procès verbal d’arpentage des héritages des habitants du quartier de la rivière et Montguerlhe paroisse de Vollore, qui a été fait par les sieurs Pierre Montoloy arpenteur habitant de Thiers et Etienne Chassonnerie estimateur habitant du lieu du Trévy paroisse d’Augerolles.

En exécution de l’ordonnance rendue par monseigneur de Rossignol intendant de cette province d’Auvergne, en date du quatorze avril mil sept cent quarante quatre.»

L’ancienne paroisse de Vollore s’étendait sur un vaste territoire comprenant les actuelles communes de Vollore ville, Vollore montagne et sainte Agathe. Cet espace correspondait à peu près aux seigneuries de Vollore et Montguerlhe. La seigneurie de Montguerlhe débordant sur la paroisse de Celles et la viscomtat.

A la fin du 17ème siècle, la paroisse de Vollore fut divisée en huit quartier pour la collecte des impôts royaux. C’est par un traité entre les habitants, daté du 9 janvier 1695, que les consuls et collecteurs du lieu créèrent les huit quartiers qui étaient :

  1. Quartier du bourg avec Jacques Goyon premier consul.
  2. Quartiers des fins Antoine Dumas Maillon consul. Les fins ou finages représentaient le territoire autour du bourg.
  3. Quartier de la Rivière Pierre Archimbaud consul.Ce quartier regroupait les villages le long du ruisseau du Suchel ou ruisseau des roches, et la partie sud-est de la paroisse.
  4. Quartier de Termilhat (le mas) Antoine Dufraisse consulCe quartier se situait en grande partie sur sainte Agathe, du moulin des vernières au village de Chabany.
  5. Quartier de Montguerlhe guillaume Costes consul. C’est la partie est et nord-est de sainte Agathe.
  6. Quartier du pas de l’Arche Annet Rossias consul. C’est en grande partie le secteur de la chapelle du Trinquart (Vollore montagne).
  7. Quartier d’Aubusson haut Annet Archimbaud et François Dumas- Mailhon consuls.C’est le territoire de Pognat jusqu’à la croix de sante Agathe.
  8. Quartier d’Aubusson –bas Huguet Découzon consul. C’est tout l’espace proche de la paroisse Espinasse –Aubusson.

Nous traiterons ici de deux de ces quartiers : Montguerlhe et la Rivière. Le document manuscrit, établi en 1744 à la demande de l’intendant de la province d’Auvergne, comporte dix cahiers de dimensions 33cm x 21 cm de vingt pages chacun.
Ils sont rédigés en grande partie par la même personne, d’une écriture fine et agréable à lire.
Sur ces dix cahiers sont recensés tous les tenanciers de biens des quartiers de Montguerlhe et la Rivière.
Le premier cahier commence au village de Frissonnet au nord-est de la paroisse et le dixième s’achève au village de la Gardelle au sud-est de la dite paroisse. Les noms des différents propriétaires sont inscrits sur les trois dernières pages.
Dans ce document contrairement aux rôles de la taille précédemment étudiés, les professions de chaque propriétaire ne sont pas précisées. Cependant quelques indications nous renseignent indirectement.
On relève en effet : un notaire, un procureur d’office, des bourgeois et les nombreuses communautés de laboureurs. Il y a aussi beaucoup de vignerons (chez chastel, à la cotias, à la tiercerie, à monmiot a la goutte…).

La taille des propriétés est extrêmement variable, la bourgeoisie et les communautés possèdent les plus importantes superficies. Les journaliers n’ont souvent que quelques milliers de mètres carrés, on relève un seul pauvre sans aucune propriété. Il y a cinq moulins fariniers répartis le long du ruisseau du Suchel et du ruisseau Brunie.

MOULINS DES QUARTIERS DE MONTGUERLHE ET LA RIVIERE.

Moulin banal de Drulhe. On dénombre deux moulins fariniers a Drulhe. A propos de ces moulins l’abbé Guélon a écrit : (Vollore et ses environs p 155) « Au lieu de Drulhe, le seigneur de Vollore possédait deux moulins fariniers appelés moulins banaux de Drulhe. Il semble que tous les habitants de la justice de Montguerlhe étaient tenus d’y faire moudre leurs grains et de payer pour droit de mouture, une coupe par setier* ». (* setier, mesure variant de 150 à 300 litres.)

En plus des deux moulins cités ci-dessus le meunier possédait d’autres héritages consistant en deux maisons, granges et le pré de la queue de l’étang. L’étang de Drulhe n’existe plus de nos jours mais lors de fortes pluies il n’est pas rare de voir ce pré de plus de un hectare se remplir d’eau à mi hauteur de l’ancienne chaussée. Lors de la révolution de 1789 l’étang fut vidangé afin de recueillir le salpêtre déposé sur les pierres du mur de la chaussée.

En 1744 au moment de la rédaction de ces cahiers, les meuniers de Drulhe étaient Jean et André Sozedde, qui en plus du moulin possédaient environ quatre hectares de terres, paquiers, prés et vignes. A propos des droits de mouture on notera que « a la requête du procureur d’office de Vollore, deux procès verbaux d’enquêtes faites devant le châtelain de Montguerlhe et datées des 19 et 22 juin 1543, sont dressés contre plusieurs particuliers. Suivent deux sentences du bailli des 16 janvier 1544 et du 4 janvier 1545 qui condamnent tous les habitants de la justice de Montguerlhe a aller faire moudre leurs grains aux deux moulins, sous peine d’amende. Le 20 octobre 1533 à la requête du meunier, le juge de Vollore condamne Jean Sozedde à y faire moudre ses grains et a payer le droit de mouture ».

Toujours d’après l’abbé Guélon il est dit que « le 16 janvier 1676, le fermier était Jean Obstancias. Il s’engageait à payer un cens ( redevance ) de douze setiers soigle ( seigle ) avec ses chalonges en directe seigneurie, trois deniers de lodz ( droit sur les ventes) manœuvres ; béluge et autres droits suivant l’usage. A la charge d’entretenir les bâtiments et de laisser dans le dit étang de drulhe appartenant au seigneur de Montguerlhe, de l’eau suffisamment pour nourrir le poisson» ( a l’usage du seigneur).

Moulin de chez Thomas le meunier est Claude Dufraisse qui cultive deux hectares de terres et de prés.

Le moulin de chez le Layard et tenu par Mathieu Gouttefangeas et ses fils. La propriété est d’environ sept hectares. Ce moulin aujourd’hui disparu se situait sur le ruisseau du suchel en aval des villages du buisson et du moulin blanc, près du chemin de l’Europe. De nos jours on distingue des pans de murs au milieu des broussailles.

Le moulin de la Prade, meunier Maurice Coste, propriété huit hectares. l.


( étang de Drulhe 2012. )

Le moulin de Fouynoux, meunier Jean Buisson, propriété 70 ares. Ce moulin est difficile a localiser il n’est fait aucune mention de lieu proche cependant il se trouvait sur le ruisseau du Fouinoux.

LES TERRES CULTIVABLES, LES PASQUIERS, PRES, CHENEVIERES ET VIGNES.

Les terres sont réparties en trois catégories : première classe les bonnes terres, deuxième classe qualité inférieure, troisième classe les mauvaises terres. Il en va de même pour les pasquiers. Les chenevières et les vignes sont répertoriés en deux catégories : première et deuxième classe.

Dans ce secteur de l’Auvergne, les paysans sont essentiellement des laboureurs, c'est-à-dire qu’ils cultivent les sols au moyen d’araires ou de charrues tirés par des vaches, plus rarement par des bœufs que l’on trouve surtout dans les grands domaines de la bourgeoisie et des communautés familiales agricoles. Les chevaux lorsqu’il y en a sont réservés aux déplacements, les bourgeois et les maitres de communautés voyagent a cheval.

Les laboureurs locaux comme tous les auvergnats ensemencent leurs terres de céréales : blé de seigle, le blé ou froment étant très rare sur nos terres pauvres. On cultive aussi de l’avoine( dite pied de mouche) en assez grande quantité. Il va de soit que les rendements étaient assez faibles,d’autant que l’on disposait de peu de fumure en raison du manque de bétail. Comme dans toute la région les agriculteurs des quartiers de montguerlhe et la rivière pratiquaient l’assolement triennal ( rotation des cultures) permettant ainsi le repos de la terre.

Bien entendu à cette époque il n’est pas encore question de pommes de terre, cependant on rencontrera cette culture en Livradois a partir des années 1750 /1760.

LES PASQUIERS

Ce sont des pacages, des pâturages. Ces pasquiers sont des terrains de qualité médiocre très inférieurs aux terres labourables. On y conduit le bétail, quelquefois on y récolte du foin de mauvaise qualité. Ces pâtures servaient très souvent a entretenir un troupeau de moutons. Lors de l’étude des cahiers de la taille de la paroisse de Celles, nous avons remarqué la présence de troupeaux d’ovins là ou les paquiers sont en abondance.

LES PRES

Dans ce secteur la superficie en prairies pouvant donner du foin était assez faible. Comme nous l’avons constaté nos ancêtres étaient essentiellement des laboureurs qui possédaient un minimum de bovins. Là encore seule la bourgeoisie locale (les Dumas, Ferrand, Péturet etc.) et les communautés possédaient des troupeaux. (Les Bourgade à la Dardie, les Coste à la vacherie, les Dunaud à la goutte).

On est encore loin du temps ou l’on verra de belles prairies artificielles (trèfles, luzerne). C’est seulement au 19ème siècle qu’apparaitrons ces prairies permettant ainsi l’amélioration des rendements en fourrages et la qualité du cheptel. De tels documents ne nous renseignent pas sur l’état sanitaire du bétail, bien que l’on soit en 1744 a dix ans d’une épizootie (probablement la fièvre aphteuse) qui décima le bétail des environs de Thiers et d’une grande partie de l’Auvergne.

CHENEVIERES

Ces terres véritables jardins, pour lesquelles on réservait une grande partie de la fumure étaient réparties en deux catégories : 1ère et seconde classe. les deux classes confondues occupaient sur ce secteur une superficie d’environ dix hectares. Les parcelles les plus petites étant d’une superficie de une coupée (environ 100m2) et le plus souvent d’une cartonnée soit environ 600m2.

Dans ce quartier de Vollore les chenevières servaient essentiellement à l’usage domestique afin d’obtenir de la toile de ménage appelée droguet.

LA VIGNE

Elle est omni présente dans tout le secteur ouest du quartier de Montguerlhe (chez Chastel, les cros etc.)ainsi que dans le quartier de la rivière sur les coteaux de Monmiot, la Bournelie. Chaque foyer possède quelques œuvres pour la consommation familiale. Certaines familles vivent de la culture de la vigne. A la Goutte l’une des plus importantes communautés le travail est réparti entre les laboureurs et les vignerons.

Au village de Montmiot la famille Retru cultive douze œuvres de vigne soit environ 7000m2 ou 70 ares. les Mosnat du même lieu possèdent dix œuvres de vignoble. Chez Chastel (louchamp) les Buisson et les Chastel exploitent chacun 10 œuvres soit 6000m2.L’œuvre de vigne était équivalente à la superficie qu’un homme pouvait travailler en une journée. Dans notre secteur une œuvre de vigne équivalait a une cartonnée, soit environ 600m2.

VILLAGES HAMEAUX DU QUARTIER DE MONTGUERLHE ET LA RIVIERE

Montguerlhe : Frissonet, Vaulx, la brousse,Raynaud, La Feuille, la Gonie, la Chassaigne, Rongheas, Bonnabaud, L’obarige, Purisse, Moulin de Drulhe, la Vacherie, le Pommier, le Maspatier, le domaine d’Aiguebonne, lou Peux alias doupeux, le moulin de chez Thomas, le moulin de chez le Layard ( le lézard ).Soit dix neuf villages ou hameaux situés en grande partie sur l’actuelle commune de sainte Agathe. Ces dix neuf lieux dits composaient la quartier de Montguerlhe.

Quartier de la rivière. Sur l’étendue de ce quartier on dénombrait vingt deux villages ou hameaux. A savoir : Chez Chastel ( louchamp), le petit Besset, le grand Besset, la Bunie, chez pallet du Cros ( le cros palais ), laurençon, la Bournelie, la Prugne, la cros Chanos, Monmeaux ( montmiot ), la Tiercerie, le Poux, le Doirier, Lorille, moulin de la Prade, le Crohet, le Chatelet, la Goutte, la Goutte basse, moulin de Fouynoux, la Gardelle.

LES COMMUNAUTES FAMILIALES AGRICOLES

Sur le quartier de Montguerlhe et celui de la Rivière, d’après ce document de cadastre on dénombrait douze communautés de parsonniers. Leur nombre devait être légèrement supérieur, il semble bien que le rédacteur de l’acte ait quelquefois oublié les mention de consorts et communs en bien ce qui équivaut a une communauté. on trouve aussi l’en-tête « un tel père et fils » ce qui pouvait correspondre a une communauté.

La taille des exploitations était très variable d’une communauté à une autre, certaines possédaient a peine cinq hectares, les plus importantes comme les Bourdier Thuel Chassaigne, les Coste où les Dunaud possédaient entre cinquante et cent hectares.

L’éclatement de certaines de ces associations est ici très visible, ainsi au Maspatier il y a trois petites communautés résultant probablement de la dispersion des biens de la maison mère. L ‘exemple le plus frappant se situe au village de la Bournelie ou la très ancienne communauté des Brunel à la date de 1744 se trouve complètement éclatée en une dizaine de petites exploitations. A la même époque leurs voisins les Dunaud a la goutte renouvellent leur association a l’occasion de mariages et se renforcent. Ils maintiendront leur mode vie communautaire jusque au milieu du siècle suivant.

L’importance des biens fera que même si la communauté est dissoute, cette famille gardera un certain prestige à Vollore, comme les Ferriers à Escoutoux ou les Dozolme Chevalérias à Celles s Durolle.

Communautés répertoriées dans le document d’arpentage.

  • Villages de la Chassaigne. Guillaume Thuel chassaigne et Jeammet Chezal son gendre, superficie exploitée neuf hectares.
  • Bonnabaud : Benoit et Maurice Chassaigne consorts, vingt et un hectares.
  • Lobarige : Antoine Bourdier et les veuves de Guillaume et Jean Thuel chassaigne communs en biens, cinquante cinq hectares.
  • Pierre et Antoine Coste frères consorts. quinze hectares.
  • La Vacherie : Pierre et Antoine Coste frères consorts, quarante sept hectares.
  • Le Pommier : Antoine Sablonnière et consorts, dix hectares.
  • Maurice et Jean Buisson, Etiennette Suchet veuve de Jacques Buisson consorts, vint deux hectares.
  • Le Maspatier : Etienne et Benoit Amblard consorts, treize hectares
  • François et Jean Amblard consorts, cinq hectares. Antoine Suchet et Antoine Chastel beaux frères consorts sept hectares.
  • Doupeux : (loupeux) Claude et Michel Doupeux et la veuve d’Annet Doupeux consorts, douze hectares.
  • Chez Chastel : Jean et autre Jean Chastel et Anna Coste tutrice de ses enfants consorts, trente hectares.
  • La Bouenèlie : François Vachon et ses beaux frères consorts, dix huit hectares.
  • La Goutte : Antoine, Claude et Gabriel Dunaud consorts communs en biens, quarante deux hectares.

Les domaines des secteurs de Montguerlhe et la rivière.

Les vingt deux domaines recensés sur les secteurs de Montguerlhe et de la rivière, totalisaient une superficie totale de cinq cent quatorze hectares, auquel il conviendrait d’ajouter les quarante deux hectares de la communauté Dunaud à la Goutte.

Les terres dites de première catégorie occupaient une surface de deux cent cinquante cinq hectares, soit à peine la moitié de la superficie. C’est peu pour un vaste territoire ou les terres dites de seconde et troisième catégorie abondent.

Notre secteur des contreforts des monts du Forez au sol granitique froid et acide ne produisait que de bien maigres récoltes de seigle et d’avoine . A peine de quoi nourrir les populations, seuls les propriétaires des domaines et les communautés arrivaient à vivre décemment.

Domaines des quartiers de Montguerlhe et la Rivière.

  • Village de Frissonnet : Clauda Grimond et Gabriel Dunaud, superficie trente huit hectares.
  • L’Obstancie paroisse de Celles. le sieur Coste de Thiers est propriétaire d’un petit domaine de dix hectares sur la paroisse de vollore.
  • Le sieur Brugière fait exploiter un petit domaine de cinq hectares sur la paroisse de vollore.
  • VAULX : monsieur Doupeux de Thiers est propriétaire du domaine de vaulx d’une superficie de soixante huit hectares.
  • La Brousse ; c’est aussi monsieur Doupeux de Thiers qui est propriétaire du domaine de la brousse d’une superficie de trente quatre hectares.
  • Raynaud : Monsieur Péturet bourgeois de vollore est propriétaire d’un domaine de seize hectares.
  • Rongheas : Le sieur Delapchier est propriétaire de ce domaine de dix sept hectares.
  • La Chassaigne : Pierre et Antoine Costes de la vacherie sont propriétaire d’un domaine à la chassaigne d’une superficie de dix neuf hectares.
  • L’Obarige : Pierre et Antoine Costes consorts possèdent un domaine de quinze hectares.
  • Aiguebonne : le domaine d’Aiguebonne propriété de monsieur Ferrand bourgeois de vollore, d’une superficie de soixante hectares était composé de prés paquiers et landes et quelques terres de médiocre qualité.
  • La dame Guérin de Vollore propriétaire de sept hectares 80 ares au village d’Aiguebonne.
  • Chez Pallet du cros : le domaine de chez pallet du cros ( cros palais) a monsieur François Pradel du bourg de Vollore, douze hectares 50 ares.
  • Les Tioulhards : le domaine des Tioulhars à monsieur Dumas bourgeois du bourg de Vollore,quarante deux hectares.
  • La Tiercerie : le domaine de la tiercerie appartenait à monsieur Fouygoux de la paroisse de Celles, trente six hectares.
  • Le Poux : le domaine du poux appartenant à monsieur Béringier procureur d’office de Vollore,dix neuf hectares.
  • Lorilhe : le domaine de lorilhe à monsieur Pierre Chèze notaire royal à vollore, vingt hectares.
  • Le petit domaine de lorilhe à monsieur Raymond Chèze, quatre hectares.
  • Le Crohet : le domaine du crohet à monsieur Jacques Dumas bourgeois du bourg de Vollore,trente huit hectares.
  • Pognat : le domaine de pognat à monsieur Dunaud prêtre, vingt hectares.
  • La Chatelet : le domaine du châtelet à monsieur Dunaud prêtre vingt quatre hectares.
  • La Gardelle : le domaine de la gardelle à monsieur Giraud bourgeois de Thiers, huit hectares 80 ares.


( Extrait de l’arpentage de la paroisse de Vollore.1744.Archives DUNAUD à la Goutte. )

Afin de compléter cette étude nous ajoutons à ce texte un état des surfaces cultivées et du bétail de la paroisse de Vollore en 1741.( sources archives Beaujeu de martignat. L’original de ce document est consultable aux archives de la mairie de Vollore).

Industrie et revenus des biens fonciers : 824 livres, maisons,jardins,chenevières :405livres.867 septerées de terres, dont 568 exploitées en propre et 299 en colonage, revenu fiscal 1076 livres. 623 journaux de prés dont 418 exploités en propre et 204 à colons pour un revenu fiscal de 1304 livres.195 septerées de pacages dont 137 en propre et 58 à colons, revenu fiscal 166 livres. 993 œuvres de vigne dont 817 en propre et 176 à colons au tiers fruits pour un revenu fiscal de 678 livres.18 septerées de bois taillis en propre revenu 9 livres. 3 journaux de vergers en propre 12 livres. Cette année 1741 il a été récolté 41 quintaux d’huile de noix pour un revenu fiscal de 59 livres( le quintal d’ancien régime valait 50kg).

La paroisse de vollore possédait un cheptel de 373 bovins( revenu 559 livres), 1064 moutons et brebis revenu 159 livres) et 247 chèvres ou cochons dont on ne fait pas le détail revenu 123 livres. le total des recettes s’élevant a 5369 livres 3 sols 6 deniers. On notera la superficie de vignes cultivées sur la paroisse. Compte tenu des terrains escarpés nous porterons l’œuvre de vigne a seulement 500 m2, ce qui nous donne environ 50 hectares de vignoble, dont la production était écoulée sur place et à Thiers ville proche de Vollore ou se trouvait une importante population ouvrière ( couteliers, papetiers, tanneurs et gainiers… )


Transcription Michel Sablonnière. Archives privées - Vollore ville.2016